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Le Centenaire de la Grande Guerre
               et le valeureux corps des sous-officiers de l’armée de Terre
           3 juillet 1936, la 10  promotion de sous-officiers-élèves-officiers de l’École militaire
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       d’infanterie et de chars de combat (EMICC) de Saint-Maixent-l’École retourne sur les
       lieux de la bataille de Verdun (1916), symbole de la Grande Guerre. Baptisée « Promotion
       Verdun », elle se souvient des 2 576 « Saint-Maixentais » de l’École militaire d’infanterie
       (EMI) morts pour la France au champ d’honneur. 80 ans plus tard, le 12 mai 2016
       à Verdun, la 310  promotion d’engagés volontaires sous-officiers de l’ENSOA baptisée
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       promotion « Sous-Officiers de Verdun » reconnaissante de l’héroïsme et du sacrifice de
       ses aînés, y puise les valeurs citoyenne, républicaine et militaire au service de la France,
       de la Liberté et la Paix. Avec les mots « Baptême du feu, Sacrifices et 400 000 médaillés
       militaires », nos EVSO-ESO découvrent une religion de la Patrie.
           Lieu mémoriel labellisé « Centenaire14-18 », le Musée du Sous-Officier transmet les
       traditions et les valeurs essentielles de la France qui fondent les forces morales de son armée.
       Nos élèves sont héritiers des 1 400 000 soldats de France tombés au champ d’honneur et
       des 1 100 000 orphelins de la Grande Guerre, fils des 800 000 veuves, élevés dans le culte
       de l’Honneur et de la Patrie dont certains enfants de troupe, alimentèrent 1/3 du corps
       des sous-officiers (1900-1940). 100 ans après la bataille de Verdun, le musée célèbre cette
       filiation au feu, grâce à une exposition inédite : « Le Centenaire de la Grande Guerre
       et le valeureux corps des sous-officiers ».  À travers des œuvres singulières, chaque artiste
       sculpteur, photographe ou peintre, exprime un style et un talent propres, une créativité
       originale, une vision personnelle qui traduit l’engagement exemplaire, la vie et l’enfer des
       Poilus dans les tranchées. Souvenons-nous du sergent Mathurin Meheux, de Lucien Ott,
       artiste-peintres talentueux et combattants qui retracent l’héroïsme ordinaire des Poilus
       avec une saisissante vérité, du sergent André Maginot, modèle de courage et de solidarité,
       médaillé militaire, Légion d’honneur, ministre des Colonies et de la Guerre (1922-1924)
       et (1929-1932), de Pierre Kœnig, promu sergent au feu, médaillé militaire, Grand-croix
       de la Légion d’honneur, vainqueur à Bir Hackeim (1942), ministre de la Défense (1954-
       1955), maréchal de France à titre posthume (1984),  sans oublier le sergent Paul Dumont
       « héro de Douaumont », parrain de la 273  promotion de l’ENSOA, médaillé militaire,
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       Officier de la Légion d’honneur. Unis dans un même idéal d’une France éternelle, 110 000
       sous-officiers tués à l’ennemi dont 82 500 Sergents parmi les 792 000 mobilisés, méritent
       notre indéfectible souvenir.
           Avec 1 million de blessés et 212 660 tués au combat depuis 1914, le valeureux corps des
       Sous-Officiers a bien mérité de la Patrie. Fière de sa devise « S’ÉLEVER PAR L’ÉFFORT »,
       héritée des Écoles de Sous-Officiers de Rouffach-Strasbourg, l’ENSOA cultive l’héritage acquis de
       « Ceux de 14 », en servant sur les voies de l’Honneur et de la Patrie.

                                      Lieutenant-Colonel Gérald Souprayen
                                     Conservateur du Musée du Sous-Officier
                                   à l’École Nationale des Sous-Officiers d’Active
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